Echos d’une future coopérative

Publié le 30 mai 2017

Sur le modèle de Park Slope Food Coop à New York, de la Louve à Paris ou de Scopéli à Rezé, le projet d’une boutique alimentaire coopérative est en train de mûrir, ici, au coin de chez vous.

La Louve, qui a ouvert ses portes en 2016 dans le 18e arrondissement de Paris.

Imaginez une enseigne qui proposerait des produits de qualité, biologiques et/ou locaux (fruits, légumes, pains, bocaux…) et qui n’exploserait le budget de personne. Le client y serait aussi le gérant, le caissier, le comptable ou le chef de rayon. Bref, un vrai consom’acteur, comme on dit, dans tout ce que cela implique, à savoir participer pleinement au fonctionnement du magasin en y travaillant trois heures par mois, en étant décisionnaire quant aux choix des fournisseurs et des diverses orientations du projet, en défendant les valeurs d’un développement durable, équitable et respectueux de l’environnement et des hommes. Cette idée est portée par l’association Les amis de la coop du coin, qui réunit pour l’heure une trentaine de personnes de Saint-Nazaire, la Presqu’île et la Brière : « Nous sommes partis du constat qu’il n’existait pas de magasin fonctionnant sur ce modèle économique dans notre zone géographique. En revanche, il y a une vraie demande, une belle dynamique avec d’autres initiatives proches de la nôtre. D’ailleurs, quand nous avons présenté le concept lors du dernier salon du Savoir-faire local à Saint-Nazaire, l’enthousiasme et l’intérêt du public nous ont confortés quant à la faisabilité du projet », explique Fabienne Zalivadni, membre active de l’association.

Concrétiser un rêve

Bien sûr, il ne suffit pas d’imaginer les choses. L’implantation d’une food coop à Saint-Nazaire ne sera possible que grâce à la mobilisation d’un nombre conséquent de personnes : « Plus il y a de coopérateurs, plus la charge salariale baisse, augmentant par conséquent les possibilités d’acheter à prix justes des denrées provenant de producteurs locaux, tout en les revendant à moindre coût. » Car le principe réside aussi dans la non-lucrativité de l’entreprise, transformant par là même notre rapport à la consommation : « Ici, la monnaie d’échange n’est plus systématiquement l’argent, mais bien le temps, l’énergie et les idées de tous. » Autre impératif, la mise en place d’une organisation spécifique via des groupes de travail : « Certains planchent déjà sur les aspects juridiques et financiers, d’autres sur le choix des produits et des fournisseurs. Il y a aussi des pôles communication, insertion*, recherche de partenaires ou de locaux. » Rien n’est laissé au hasard grâce à une combinaison de compétences et d’envies : « L’expérience repose sur la motivation et la conviction que nous pouvons changer les choses. Il suffit d’y croire et d’agir. » Avec l’ambition de s’élargir en proposant, au sein du magasin, un panel d’animations (ateliers, débats, conférences…) ou la création d’antennes dans les quartiers, villes et villages alentours. L’avenir n’est pas à subir, il est à construire. Alors, si le projet vous intéresse, notez qu’une réunion d’information est prévue le 8 juin prochain à Agora.

Nathalie Ricordeau

*L’objectif étant aussi d’être créateurs d’emplois.

Les Amis de la coop du coin invitent à une réunion d’information le 8 juin, 20h, à Agora 1901 (2 bis, av. Albert-de-Mun), Saint-Nazaire.
Renseignements : 06 32 56 79 75, lesamisdelacoopducoin@gmail.com ou page Facebook de l’association.

 
 
 
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