Des cadeaux pour la justice

Publié le 28 novembre 2017

Ce week-end se tiendra la traditionnelle expo-vente au profit d’Amnesty International. Si les fêtes de fin d’année se succèdent, les violations aux droits de l’Homme aussi.

Depuis sa création en 1961, alors que deux étudiants avaient été condamnés à sept ans de prison pour avoir porté un toast à la liberté sous la dictature de Salazar, Amnesty International n’a jamais baissé les bras. Sa lutte pour le respect de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 ne serait cependant rien sans ses multiples groupes actifs dans plus de 70 pays de par le monde. S’ils interpellent les gouvernements, alertent les médias et l’opinion publique, sensibilisent les nouvelles générations, relaient les campagnes de soutien de prisonniers et les sortent de l’anonymat si ce n’est des geôles, ils sont aussi le socle de la pérennité de l’ONG.

« Pour garantir sa totale indépendance, Amnesty ne sollicite aucune subvention des Etats, des collectivités ou des entreprises. Elle finance ses actions grâce au soutien de ses membres », explique Viviane Archin, membre du collectif Saint-Nazaire. Les événements tels que cette vente-expo sont donc indispensables pour que les 100 équipes d’enquêteurs essentiellement basés à Paris et Londres puissent continuer à se rendre sur le terrain, à rassembler des preuves, à communiquer des rapports sur l’état des droits de l’Homme pays par pays, à dénoncer et à lancer des campagnes ciblées.

« Cette expo-vente est importante. Seront présents une soixantaine d’artisans de la région qui proposeront toutes sortes de produits. Ils se sont engagés à reverser 20 % de leur chiffre d’affaires à Amnesty Saint-Nazaire. Sachant que chaque antenne ne peut garder plus de 2 000 euros sur son compte pour son fonctionnement, tout l’excédent ira donc au mouvement. Si excédent il y a… Nous espérons vivement que les gens se déplacent car il nous a fallu débourser 1 000 euros pour la salle Jacques-Brel, dont le prix de location a presque doublé depuis l’année dernière, 800 euros pour l’agent de sécurité obligatoire, plus la location du matériel et du camion pour le transporter. Nous sommes en flux tendu*. Ce serait d’autant plus dommageable de devoir interrompre cet événement qu’il est un rendez-vous annuel de rencontres et de débats. »

En effet, outres ces artisans sont invitées des associations qui soutiennent les populations de pays tels que la Bolivie, Haïti, le Cambodge et Madagascar, et d’autres qui œuvrent pour la défense des droits de l’Homme.

Deux jours pour s’informer, échanger, peut-être s’engager, sans se priver du rituel “lèche-vitrine” de décembre.

Mireille Peña

* Amnesty International Saint-Nazaire lance d’ailleurs un appel à bénévoles pour l’accompagner dans la réussite de ce week-end.

Un défilé de mode dimanche à 15h
Partenaires depuis 2004, Amnesty Saint-Nazaire et la section des métiers de la mode du lycée Heinlex collaborent depuis en travaillant sur un pays, de la seconde à la terminale. Ces projets pluridisciplinaires abordent durant trois ans les questions historiques, culturelles, économiques et politiques. Chaque année, les terminales présentent donc leurs créations chorégraphiées. Après l’Inde, le Mexique et le Cambodge, ce sera l’Ukraine qui sera mise à l’honneur cette année avec un défilé tout droit sorti de l’imagination des élèves (dessin, patrons, impression des tissus, fabrication...). En bonus sera présenté ce qui est en train de se faire par les premières, soit les prémices de la collection 2019 qui prendra son inspiration en Bolivie.

Salle Jacques-Brel, samedi 2 décembre de 14h à 19h et dimanche 3 décembre de 10h à 18h. Entrée libre.
Renseignements : 06 71 56 03 16 ou 02 40 91 93 47.

 
 
 
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