Saint-Nazaire

Ils s’activent tous pour Bouge !

Publié le 13 février 2018

La 9e édition du festival Bouge, c’est le 30 juin prochain. D’ici là, mobilisation générale des énergies.

Plus de 4 500 spectateurs se sont déplacés aux halles de Penhoët l’an dernier : un succès populaire que l’on doit surtout au Copil, le comité de pilotage constitué d’une quinzaine de jeunes Nazairiens en charge de l’organisation complète du festival. Rencontre avec quelques-uns de ces acteurs.

Estuaire. Vous êtes aux manettes de Bouge, comment fonctionnez-vous ?
Julien Théaudière. Dès la fin d’une édition, on commence déjà à réfléchir sur la suivante. Ensuite, on a un an pour mettre en place le programme.
Nicolas Lambert. On travaille par groupe : danse, sport, scénographie et communication. Pour la musique, en revanche, on est tous réunis.

Estuaire. Etes-vous accompagnés dans ces différentes missions ?
Nicolas. Oui, même si tout part de nos envies et de nos choix. Il y a des médiateurs de la Maison de quartier de Méan-Penhoët, mais aussi des professionnels ou associations locales avec lesquels on œuvre en réseau : Muriel Bousseau de LMP, le boxeur David Papot, le Conservatoire et l’Ecole d’arts, le danseur Ghel Nikaïdos de la compagnie Favela et des artistes ponctuellement impliqués…
Loïc Lhermite. On profite de leurs conseils, de leur savoir-faire et de leurs contacts. C’est vraiment très enrichissant de se retrouver dans les rouages d’un festival.

Estuaire. Justement, qu’est-ce qui vous a poussés à vous y investir ?
Nicolas. Moi, je suis de l’aventure depuis le début, en 2010, et je crois que tant que ça durera, j’en resterai. J’aime cette énergie collective et me sentir vraiment utile. C’est une expérience qui ne cesse de m’ouvrir sur le plan humain et culturel.
Victoria Gourdard. En ce qui me concerne, je ne suis pas du quartier, mais j’ai décidé de rejoindre l’équipe cette année car j’appréciais la manifestation en tant que spectatrice. C’est vrai que l’on découvre des méthodes et des univers artistiques que l’on n’imaginait pas, comme équilibrer un budget, savoir quel artiste on peut vraiment programmer en fonction de son actualité ou de ses disponibilités.
Loïc. C’est un peu différent pour moi puisque j’ai connu le festival en faisant partie de l’affiche ! C’était il y a trois ans, je proposais des démonstrations de Parkour*. Quelques semaines plus tard, on m’a contacté pour que je coordonne une partie des activités sportives.

Estuaire. Alors, qu’en sera-t-il de l’édition 2018 ?
Julien. A l’heure où on se rencontre (mercredi 7 février, NDRL), on préfère encore garder le secret. La programmation sera dévoilée le 14 février à 16h à la Maison de quartier et disponible sur Internet.

Estuaire. Quelques indices ?
Nicolas. On peut juste dire qu’il y aura deux groupes qui font des millions de vues sur YouTube, des genres musicaux différents comme le hip-hop, le rock ou le reggae.
Loïc. Côté sport, on retrouvera de la boxe, du basket, du street workout** ou encore du slack line*** et du parkour. Sinon, ce qui change, c’est l’horaire puisque les animations débuteront à 16h et s’achèveront à 3h du matin.

Propos recueillis par Nathalie Ricordeau

* Art du déplacement urbain en mode sportif et acrobatique.
** Pratique dans la rue de gymnastique et musculation.
*** Discipline récente proche du funambulisme et de l’escalade.

Renseignements et programmation : www.festivalbouge.com

 
 
 
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